Claude Code

Installer Claude Code sous Windows, pas à pas

Testé avec Claude Code v2.1.233 sous Windows · mis à jour le 17 August 2026

Longtemps, installer un outil en ligne de commande sous Windows demandait de passer par WSL, l’environnement Linux intégré à Windows. Ce n’est plus le cas avec Claude Code : Anthropic propose désormais une installation native, directement en PowerShell, sans machine virtuelle Linux à configurer. Voici la marche à suivre complète, avec les pièges à éviter.

<img src="https://squidbook.org/wp-content/uploads/2026/07/squidbook-fig_docswin-1024×490.png" alt="La page Advanced setup de la doc Claude Code avec la configuration Windows” width=”1024″ height=”490″ />
La doc officielle liste les prérequis : Windows 10 1809+ et la section Set up on Windows.

Prérequis avant de commencer

  • Windows 10 version 1809 ou plus récent (l’édition Home convient)
  • Architecture x64 ou ARM64
  • Au moins 4 Go de RAM
  • Un forfait payant Claude actif : Pro, Max, Team, Enterprise, ou un accès API à l’usage via la Console Anthropic. Le plan gratuit ne permet pas d’utiliser Claude Code.

Si vous hésitez encore sur le forfait à choisir, notre article comment installer Claude Code couvre aussi macOS et Linux, avec un comparatif des options d’abonnement.

Installation native : la méthode officielle

Ouvrez PowerShell (pas l’Invite de commandes classique, cmd.exe : la commande ne fonctionnera pas dedans) et collez cette ligne :

irm https://claude.ai/install.ps1 | iex

Ce que fait cette commande :

  • irm est l’alias PowerShell de Invoke-RestMethod : il télécharge le script d’installation depuis les serveurs d’Anthropic
  • iex (Invoke-Expression) exécute ce script directement, sans le sauvegarder sur le disque
  • Le script détecte automatiquement votre architecture (x64 ou ARM64), télécharge le binaire adapté, l’installe dans votre répertoire utilisateur et l’ajoute à votre variable PATH

Aucun droit administrateur n’est requis : l’installation native se fait à l’échelle de votre compte utilisateur, pas de la machine. Aucune installation de Node.js n’est nécessaire non plus, contrairement à l’ancienne méthode via npm. Le binaire natif se met aussi à jour tout seul en arrière-plan.

Vérifier que l’installation a fonctionné

Fermez puis rouvrez votre terminal PowerShell (le PATH ne se rafraîchit pas toujours dans la fenêtre déjà ouverte), puis tapez :

claude --version

Si un numéro de version s’affiche, l’installation est réussie. Lancez ensuite simplement :

claude

Au premier lancement, Claude Code vous demandera de vous connecter à votre compte Anthropic (Console ou abonnement Claude.ai selon votre configuration) dans votre navigateur. Une fois authentifié, vous êtes prêt à travailler.

Premiers pas

Placez-vous dans le dossier de votre projet avant de lancer claude : l’agent explore le répertoire courant pour comprendre le contexte de votre code. Une fois dans l’interface, vous pouvez simplement décrire ce que vous voulez en langage naturel : corriger un bug, ajouter une fonctionnalité, écrire des tests. Claude Code propose un plan avant d’agir sur les tâches importantes, que vous pouvez valider ou ajuster.

Pour l’utiliser directement dans votre éditeur plutôt qu’en terminal séparé, l’extension VS Code fonctionne aussi sous Windows : notre guide utiliser Claude Code dans VS Code détaille l’installation et les raccourcis.

Native ou WSL : lequel choisir

L’installation native PowerShell couvre désormais la majorité des cas d’usage sur des projets Windows classiques. WSL (Windows Subsystem for Linux) reste toutefois recommandé dans deux situations : si votre projet cible spécifiquement un environnement Linux (déploiement serveur, conteneurs Docker natifs), ou si vous contribuez à des projets open source qui s’attendent à des outils Unix.

Un point technique à connaître : Claude Code génère souvent des commandes pensées pour un shell Linux (bash). Sous PowerShell natif, ces commandes doivent être traduites à la volée, ce qui ajoute un léger coût. Sous WSL2, cette traduction n’est pas nécessaire. En contrepartie, l’accès aux fichiers Windows depuis WSL2 est nettement plus lent que l’accès natif (jusqu’à 9 fois selon certains tests), donc mieux vaut garder votre code du côté qui correspond à votre shell.

Autre différence à connaître si vous utilisez des fonctions de sandboxing : l’isolation au niveau système d’exploitation fonctionne aujourd’hui sur macOS, Linux et WSL2, mais pas encore sur Windows natif.

Pièges courants sous Windows

La commande ne fonctionne pas dans le mauvais terminal

Si vous collez irm https://claude.ai/install.ps1 | iex dans l’Invite de commandes (cmd.exe) au lieu de PowerShell, vous obtiendrez une erreur du type « ‘irm’ n’est pas reconnu ». Vérifiez votre invite : PowerShell affiche PS C:, cmd.exe affiche simplement C:.

Restrictions de la politique d’exécution PowerShell

Certaines organisations verrouillent l’exécution de scripts PowerShell via une politique de sécurité (Set-ExecutionPolicy). Claude Code contourne ce blocage en lançant PowerShell avec -ExecutionPolicy Bypass au niveau du processus uniquement, sans modifier la politique globale de votre machine. Cela suffit sur un poste personnel, mais une politique de groupe d’entreprise (Group Policy) peut malgré tout bloquer certaines actions : dans ce cas, contactez votre service informatique.

L’antivirus bloque l’installation ou l’exécution

Certains antivirus, notamment Windows Defender, peuvent flaguer le script d’installation ou des scripts générés par l’agent comme suspects. Si l’installation échoue sans message clair, essayez de désactiver temporairement la protection en temps réel le temps de l’installation, puis réactivez-la. Pour un usage régulier, il est plus propre d’ajouter une exclusion sur votre dossier de travail plutôt que de désactiver l’antivirus à chaque fois :

Add-MpPreference -ExclusionPath "C:UsersVotreNomVotreProjet"

Git for Windows manquant

Claude Code utilise un outil bash pour certaines opérations sur Windows. Sans Git for Windows installé (qui inclut Git Bash), l’agent bascule automatiquement sur PowerShell comme shell de secours, ce qui fonctionne mais avec quelques limitations sur des commandes typiquement Unix. Installer Git for Windows en amont évite ce genre de friction.

Si malgré tout vous rencontrez une erreur au lancement ou pendant l’utilisation, notre article régler les erreurs courantes de Claude Code couvre les cas les plus fréquents, sur toutes les plateformes.